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Dahlia Noir : l'horreur d'un crime surréaliste

Dahlia Noir : l'horreur d'un crime surréaliste

AVERTISSEMENT OSPHÈRES : cet article comporte des illustrations et des photographies authentiques de la scène de crime particulièrement choquantes.

Dahlia Noir : l'horreur d'un crime surréaliste

Meurtre de Betty Short : la piste du surréalisme se confirme.

Un soir de janvier 1947, une jeune femme du nom de Betty Short, a rencontré ce que l'humanité peut produire de pire. Enlevée pour un voyage qui la mènera au bout de l'horreur, elle connaîtra la lumière noire de la perversité et l'odeur pestilentielle des égouts de l'âme. Terrible destin pour celle qui, les yeux scintillant de rêves, recherchait la chaleur des projecteurs et les parfums enivrant de la gloire.

L’affaire.

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est retrouvé le cadavre affreusement mutilé d’une jeune fille de 22 ans, Elisabeth Ann Short ou Betty Short, connue sous le nom du Dahlia Noir, une fleur qu'elle accrochait souvent à ses cheveux. Nue, coupée en deux, éviscérée, elle gît sur le dos, les bras au-dessus de la tête, jambes écartées. L’autopsie révèle des traces de cordes au niveau des poignets et chevilles. Le visage est tuméfié, les joues sont entaillées de la commissure des lèvres jusqu’aux oreilles. Le sein droit est découpé, le sein gauche est entaillé en profondeur sur sa partie externe. Le tronc est sectionné avec une précision chirurgicale, au niveau du duodénum, en deux parties. On note une profonde et large lacération allant du nombril jusqu’à la partie haute du pubis et de nombreuses lacérations superficielles croisées sur le pubis qui a été rasé. D’autres entailles de la peau, superficielles et croisées, sont visibles au niveau de la hanche droite. Les petites lèvres de la vulve ont subi une abrasion et sont légèrement bleutées. Un morceau de peau tailladée en croix est enfoncé profondément dans le vagin. Une lacération profonde a été pratiquée sur la cuisse gauche. Il semble que la victime ait été torturée deux jours durant, qu’on l’ait forcée à manger ses propres excréments et violée post-mortem. La mort a été provoquée par un étouffement, une commotion cérébrale et une hémorragie consécutive aux plaies faites au visage.

Soixante-dix ans plus tard, on s’interroge toujours sur ce crime sadique hors du commun et l’identité du ou des coupables. Ils sont pourtant nombreux, enquêteurs du LAPD (Los Angeles Police Department), journalistes, écrivains à s’être penchés sur la question, dont le célèbre James Elroy qui livrera sa version de l'affaire dans un roman emblématique, The black Dahlia.

On ne compte pas moins de vingt livres traitant des investigations liées à ce meurtre. Parmi toutes les hypothèses émises, celle développée par Steve Hodel, ancien détective émérite du LAPD, dans son livre L’affaire du Dahlia Noir, nous a particulièrement interpellés et il nous a semblé intéressant de revenir sur la théorie de celui dont le père, Georges Hill Hodel, est peut-être le meurtrier du Dahlia Noir. 

Qui est le Docteur Georges Hill Hodel ?

Brillant médecin vénérologue, Georges Hodel est aussi un chirurgien réputé, un psychiatre apprécié et un homme d’affaire avisé. D’une redoutable intelligence, il est en sus doté d'une personnalité aux multiples facettes. Pianiste prodige repéré par Sergei Rachmaninoff, passionné de surréalisme, admirateur et ami du photographe Man Ray, il est de surcroit un membre charismatique et influent de l’intelligentsia de Los Angeles. Mais à l'image brillante du personnage s’en ajoute une autre beaucoup plus sombre. L'homme est froid, violent, complexe, mégalo, ambigu. Il traîne la sulfureuse réputation d’organiser dans sa somptueuse villa, des fêtes mondaines où s’invitent régulièrement la luxure et la débauche. En 1945 il est suspecté du meurtre de sa secrétaire, Ruth Spaulding et en 1949, accusé de viol par sa fille Tamar.

À la suite de son décès en 1999, son fils Steve, fouillant dans ses affaires, tombe sur deux photos d’une jeune fille qui ressemble étrangement à Betty Short, dont il connait "l’affaire mythique" comme tout membre du LAPD. Intrigué par cette découverte et se rappelant que son père fut à l’époque parmi les principaux suspects, il entreprend de mener une enquête qui le conduit à établir un faisceau de présomptions puis à la conviction que Georges Hill Hodel est bien le funeste meurtrier du Dahlia Noir.

Si Steve Hodel ne s’attache que partiellement aux relations qu’entretenait son père avec les surréalistes, la fascination de Georges Hill Hodel pour le principal mouvement artistique des années 30 est un élément du dossier qu'il nous a paru opportun d'examiner plus en détail. Notre enquête, centrée sur le rapport intime qu’entretenaient les surréalistes avec le meurtre et leur passion avérée pour le Marquis de Sade, nous a permis de mettre en évidence des coïncidences absolument troublantes entre la scène de crime, leur pensée et certaines de leurs œuvres.

Les surréalistes, le Marquis et le meurtre.

Pour les surréalistes, la liberté totale revendiquée par Sade rejoint leur quête d’absolu libertaire. Comme lui, ils veulent s’affranchir des interdits, laisser leurs pulsions s’exprimer sans contrainte, donner libre cours à leur inconscient. Sade devient la pierre angulaire de leur démarche créatrice et paradoxalement, le centre de caustiques et retentissantes querelles entre deux prétendants au titre de fils spirituel, André Breton et Georges Bataille.

Alias "le pape du surréalisme", Breton pense le marquis comme un infracassable noyau de nuit, celui qui renverse l’ordre établi, incarnant le désir pulsionnel jusqu’à l’outrance. L’écrivain Georges Bataille ne comprend pas le Marquis comme Breton, mais comme lui, en assume radicalement l’héritage. Par ses mises en scène hallucinées de la transgression des interdits et ses images noires qui vont chercher le lecteur au-delà du réel, le récit bataillien s’impose comme une production à la fois sadienne et surréaliste. Toutefois, si Georges Bataille ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté surréaliste, il noue des liens étroits avec certains artistes majeurs du mouvement, dont le très tourmenté Hans Bellmer.


Bellmer est fasciné par la pensée de Bataille avec lequel il collabore à plusieurs reprises. Ses étonnantes gravures à l'eau forte, réalisées pour illustrer la seconde version de Histoire de l’œil 1947, font de lui un bataillien de premier plan. Bellmer le surréaliste, voue aussi une admiration certaine au Marquis. Ayant parfaitement intégré l'idée selon laquelle la violence faite à ceux que l'on aime en dit plus sur l'anatomie du désir qu'un simple acte d'amour, il explore, via des mises en scène fétichistes, sadomasochistes et voyeuristes, les capacités émotionnelles de l'anatomie féminine. En 1934, il produit une série de photos, La Poupée, dont certaines sont publiées dans la revue Le Minotaure (éditée à l’époque sous l’égide conjointe de Breton et Bataille). Sous-titrée Variations sur le montage d’une mineure articulée, cette suite de clichés, empreinte de fureur érotique, revisite le thème sadien de la femme soumise, violentée, découpée et cherche à mettre en relief la nature transgressive du désir lorsqu'il se confronte à la mort. 


Le photographe surréaliste Man Ray partage lui aussi cette vision noire de l'érotisme, Autoportrait au nu mort 1930. Même s'il déclare en public que l'expérience sadomasochiste est pour lui plus formelle, intellectuelle que réelle et vécue, on reste dubitatif devant la partie de ses productions qui marquent une réelle déférence pour le maître des abîmes érotiques : Les portraits imaginaires du Marquis de Sade, les photographies faisant référence aux thèmes sadiens, Mr &Mrs Woodman 1947Woman in mask and handcuffs 1928, les illustrations d’Aline et Valcour.

Ce n’est donc pas le seul hasard, qui dans les années 30, le place sur la route d’un personnage haut en couleurs, William Seabrook, explorateur, journaliste fasciné par les rites sataniques, sadomasochiste revendiqué se vantant d'avoir fait l’expérience du cannibalisme. Pour lui, il réalise Les fantaisies de Monsieur Seabrook 1930, une suite de photos sadomasochistes mettant en scène une jeune femme brune, qui n’est pas sans rappeler Betty Short. 



Si la ressemblance de la suppliciée avec le Dahlia n’est peut-être qu’une coïncidence, que penser de l’œuvre, Unknown woman 1970, portrait d’une jeune femme aux cheveux noirs ornés d’un dahlia noir qui dissimule sa bouche derrière une gestuelle de mains honteuse ? 

L'assassinat ou la forme préméditée, organisée, planifiée du meurtre, est-il, comme l’a suggéré Thomas de Quincey en 1854, un des beaux-arts, une expérience esthétique, l’œuvre ultime de celui qui, affranchi de toutes les contraintes et interdits, s’octroie dans la transgression la plus aboutie le rôle d’un contre-créateur divin ? Bien que condamnant le meurtre au nom de la morale la plus élémentaire, Quincey s’autorise à en jouir comme on jouit d’un spectacle lorsque le fait est accompli. Sa pensée teintée d’humour noir s’accorde avec la tentation surréaliste de l’apologie du meurtre. "L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolver au poing, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut dans la foule" aimait à clamer Breton. 

Le Dahlia Noir dans les ténèbres surréalistes.

Par son extraordinaire atrocité l'affaire du Dahlia noir tient une place à part dans les archives de la criminologie. La monstruosité du crime, la mise en scène post-mortem, laissent peu de doute sur la perversité hors-norme du ou des auteurs. 

Sans savoir exactement ce qu’a subi deux jours durant l’infortunée Betty Short, il apparaît clairement, au vu du rapport d’autopsie, qu’elle a été torturée consciencieusement, avec méthode. Pour martyriser un corps comme l'a été celui de la jeune femme, pour qu'il  n'échappe pas à son destin en cédant prématurément, le ou les bourreaux ne pouvaient se dispenser d'avoir, comme Georges Hodel, des compétences médicales et chirurgicales. 

À l'instar des tortionnaires sadiens d’Augustine, la suppliciée des 120 journées de Sodome, ceux de Betty Short semblent avoir eu l'ambition de réaliser un "chef d’œuvre" de perversion sadique, de laisser une trace dans l’histoire de l’ignominie. Le ou les auteurs du crime ont de toute évidence abandonné le cadavre près d’une voie passante pour qu’il soit découvert dans les plus brefs délais. Ils ont débarrassé l’abdomen de ses viscères, vidé le corps de son sang et lavé soigneusement l’ensemble. Pourquoi faire preuve d’autant d’attentions si ce n’est pour rendre le tableau macabre digne d’une exposition artistique ? De surcroît, lorsqu'on observe attentivement la scène, on est saisi par les correspondances que l’on peut y trouver avec plusieurs créations surréalistes antérieures au crime et ayant pu l’inspirer :

  • Une photo de Denise Bellon, Mannequin 1935, pour le corps d’une femme coupé en deux au niveau de la taille et la position des bras ;
  • Une autre de Man Ray, Le Minotaure 1936, pour la position des bras et l’ombre marquée sur l’abdomen qui suggère une béance ;
  • Une huile de Dali, Minotaure 1936, pour l’entaille pratiquée au niveau de la cuisse gauche et celle pratiquée au-dessus du pubis ;
  • Une huile sur toile de Man Ray, La Jumelle 1939, pour l’action de découper un corps ;
  • Enfin, Un Cadavre exquis 1927 signé Breton, Man Ray, Morise, Tanguy, pour la même action et la démesure de la bouche qui s’étend d’un bord à l’autre du visage

Notons au passage que le thème du Minotaure est récurrent chez les surréalistes. En tant qu’être hybride, à demi homme, à demi bête, il symbolise à lui seul, le conflit entre la raison et la pulsion, l’histoire de l’humanité en proie à sa bestialité primitive.


Autre fait troublant : la date à laquelle le corps a été abandonné et qui sonne comme un symbole, car 17 ans auparavant, le 15 janvier 1930, les surréalistes dissidents, à l’initiative de Georges Bataille, avaient publié un pamphlet intitulé Un cadavre avec le dessein de descendre en flammes la figure tutélaire du mouvement, André Breton. De plus, en ce début d’année 1947, la Galerie Maeght de Paris se prépare à accueillir la sixième Exposition Internationale du Surréalisme organisée par Breton et Duchamp et l’on se demande si l’assassinat du Dahlia Noir n’a pas eu objectif d’en être le sinistre préambule. 

Étant donnés : Marcel Duchamp, Man Ray et Georges Hodel.

Duchamp est l’ami de toujours de Man Ray, et comme lui une figure du proue de mouvement surréaliste. Depuis 1942 il vit à Greenwich village, un quartier résidentiel de New York. Les deux hommes entretiennent des relations constantes et de fait on peut supposer que Georges Hodel ait pu rencontrer Duchamp par l'entremise de Man Ray.

Le 7 juillet 1969 est présentée au public Étant Donnés : 1° La chute d’eau, 2° Le gaz d’éclairage, une œuvre obscure commencée fin 1946 et tenue secrète jusqu’à la mort de Duchamp le 2 octobre 1968. Cette œuvre, la dernière de l’artiste, n’a étonnement rien d’un ready-made, concept qui a construit sa notoriété. C’est une installation pensée sur le mode de la chambre optique et présentant quatre plans en enfilade. Le premier est composé d’une vieille porte en bois à doubles battants enserrée dans un mur de briques. Deux petits trous percés dans l’huis permettent d’accéder au deuxième plan, un mur fait de 69 briques numérotées formant 16 rangées horizontales dont le centre offre une béance ouvrant sur le troisième : un tapis de broussailles et de feuilles mortes qui accueille le corps allongé d’une femme entièrement nue, sexe glabre, cuisses écartées, tenant dans sa main droite une lampe dans le style bec Auer. On ne peut voir la tête de la jeune femme, juste une mèche de sa chevelure blonde. Le dernier plan construit en diorama dépeint un paysage champêtre idyllique fait d’arbres, de rocaille et d’une chute d’eau.


L’installation, qui oblige le spectateur à devenir voyeur, sème le trouble en premier lieu par son titre conçu comme un énoncé tronqué invitant à résoudre un problème, une énigme. La partie centrale de l’œuvre proposant une focale sur le corps d'une femme entièrement dénudé, dans une pose post-coïtale, sexe ouvert et déformé, intrigue à plus d’un titre : 

  • la position des jambes, identique à celle du cadavre de Betty Short ;
  • la similitude manifeste entre les herbes folles de la scène de crime et celles du lit sur lequel est posée la jeune femme d’Etant donnés ;
  • la vulve déformée qui présume d'une agression sexuelle.

Est-ce le hasard qui a fait se rencontrer les éléments d’une scène de crime et ceux d’une œuvre artistique ? Est-ce encore le hasard qui donne à certains autres éléments de l’installation la possibilité d’être vus comme des références à des surréalistes renommés, ayant pu participer directement ou par procuration au meurtre du Dahlia ?

  • La porte et les briques du premier plan ont été importés de Cadaqués, petit village catalan où Dali a vécu de nombreuses années ;
  • Le mur troué du second plan, lui aussi fait de briques, semble renvoyer à la composition du Portrait imaginaire de Sade, réalisé par Man Ray. Par ailleurs, cette trouée murale ne pourrait-elle pas être le symbolique témoignage d'une évasion de la folie sadienne de sa prison de pierres ?
  • La mèche blonde (que l’on ne distingue pas sur toutes les photos de l’œuvre) n’évoque-t-elle pas Le viol 1934 de Magritte ?
  • La juxtaposition d’une femme nue, sans tête, sexe glabre, avec une lampe, ne rappelle-t-elle pas le tableau The light of coïncidences 1933 du même Magritte ?
  • Enfin, le gaz d’éclairage, ne serait-il pas une autre référence surréaliste à Man Ray, intronisé "Maître des lumières" lors de l’exposition internationale du surréalisme de 1938 ?

Au-delà du visible, comment ne pas être déconcerté par le fait que la genèse de l’œuvre, 1946, soit antérieure au crime. On se demande alors qui aurait pu inspirer qui ? Enfin, on est en droit de se poser des questions sur les raisons qui ont motivé Duchamp à garder cette œuvre secrète, à surseoir aux honneurs en imposant qu’elle ne soit révélée au public qu’après sa mort. Quoi qu’il en soit, au travers de cette œuvre, Duchamp interpelle le spectateur et lui propose un défi, serait-ce celui de découvrir les clés de l’affaire du Dahlia Noir ? `


Pour en terminer avec Duchamp nous évoquerons Prière de toucher, une œuvre présentée à la galerie Maeght lors de l’exposition surréaliste de juin 1947. Un sein posé sur un morceau de velours noir qui pourrait être celui que les bourreaux du Dahlia Noir ont minutieusement découpé.

Georges Hill Hodel, l’aberration surréaliste.

Si les surréalistes ont eu des accointances avec le Marquis, leur but a toujours été de restituer la violence sadienne, de la formuler par association d’éléments graphiques et non de la vivre. Ils n’ont jamais ostensiblement invité au passage à l’acte. La violence surréaliste était esthético-politique et sollicitait la pensée, l’imagination. Il s’agissait avant tout de traduire Sade dans la langue surréaliste. De plus, il est admis que la portée politique du projet sadien les a fascinés bien plus que son volet pornographique.

Cela étant, comme le disait Saint François de Sales, partout où il y a l’homme il y a l’hommerie, la bassesse et la corruption des idées. En flirtant avec le mal, on prend le risque de se laisser contaminer par sa dynamique et les fortes émotions qu’elle procure. Dans le meurtre sadique du Dahlia, les concordances entre la pensée surréaliste et le fait criminel sont si nombreuses qu’il devient difficile de croire qu’elles ne puissent être que des coïncidences. La personnalité mégalomaniaque de Georges Hodel, ses fréquentations, son immersion dans le monde surréaliste, la compréhension des concepts surréalistes par son intelligence perverse, lui ont peut-être donné des ailes diaboliques. A-t-il voulu, avec quelques autres, réaliser un cadavre exquis grandeur nature, réincarner le Marquis, le surpasser ou/et encore réaliser une œuvre de chair et de sang laissée en préface de l’exposition internationale de 1947 ?

Pour conclure, s'il est impossible d’affirmer que Georges Hill Hodel soit le meurtrier-surréaliste de Betty Short rappelons :

  • que le cadavre de la jeune femme a été retrouvé à quelques centaines de mètres de sa villa ;
  • qu'il fut parmi les principaux suspects, qu’il avait les compétences nécessaires pour découper un corps avec une précision chirurgicale ;
  • qu’il était réputé pour organiser des parties fines à tendance sadomasochiste ;
  • qu’il avait été entendu par la police pour une première affaire de meurtre puis une seconde de viol ;
  • qu’il avait un goût prononcé pour les substances psychoactives ;
  • qu’il était lié d’amitié avec Man Ray et qu'il est de facto probable qu’il ait rencontré d'autres figures emblématiques du mouvement surréaliste ;
  • que les moult éléments contenus dans la scène de crime et faisant écho à des œuvres surréalistes ne peuvent pas être que l'effet du hasard ;
  • que l'intention de laisser des indices collerait assez bien avec la nature mégalo de Georges Hill et la prédilection des surréalistes pour les messages cachés ;
  • qu'enfin il est difficile de ne pas croire que l’œuvre de Duchamp, Étant donnés, si étrangement résonnante avec l’affaire ne contienne la clé du mystère.

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