Sphère sociétale

Non ! la sexualité n'est pas un droit.

Non ! la sexualité n'est pas un droit.

Si l'on considère que les personnes en situation de handicap (comme celles qui n'ont pas été spécialement gâtées par la nature), ont droit à une vie sexuelle, alors on crée une obligation d'y répondre.

Non ! la sexualité n'est pas un droit.

La sexualité n'est pas un droit. Et elle ne doit jamais le devenir, pour qui que ce  soit !

Si l'on considère que les personnes en situation de handicap (comme celles qui n'ont pas été spécialement gâtées par la nature), ont "droit" à une vie sexuelle, alors on crée une obligation d'y répondre. Et d'ailleurs cette obligation existe déjà, c'est le mantra des prostitueurs. Et les "assistants.es sexuels.es" sont pour une écrasante majorité, des prostitués.es, par nature ou "par destination". Ces personnes rappelons-le, "œuvrent" en France, pays abolitionniste, en toute illégalité puisque leurs prestations sexuelles sont rémunérées. S'il est admissible que de tels services puissent exister (et pourquoi pas ?), alors ils doivent être bénévoles ! Ils n'en seront que de meilleure qualité.

Toute personne est légitime à prétendre, non pas au droit à la sexualité, mais à une vie amoureuse/érotique épanouie.

Mais  dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on veut... Si l'on commençait par favoriser, ou tout au moins, ne pas entraver les relations amoureuses qui peuvent se nouer entre, par exemple, résidents.es d'une institution au lieu de les stigmatiser et séparer les couples, il n'y aurait nul besoin d'"assistants.es sexuels.es" ! Bien sûr, le handicap mental est un tout autre domaine, à partir du moment où le consentement éclairé doit être au centre de tout rapport sexuel. Rappelons au passage que chez les femmes en situation de handicap, 61% déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel. 34% déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles.

Non, la sexualité ne doit pas devenir un "droit". Même si l'OMS la mentionne dans sa définition de la santé ! La richesse, le bonheur, les voyages, et même la santé au sens commun du terme, sont des souhaits, non des droits. Tous les hommes et les femmes naissent égaux en droits, ou sont supposés l'être. Tous ne naissent pas avec leurs pleines facultés, intellectuelles ou physiques, tous ne naissent pas beaux ou belles, intelligents.es ou attirants.es.

La sexualité n'est pas un droit, c'est une activité humaine certes plaisante et épanouissante, mais de nos jours non vitale, pas même pour la perpétuation de l'espèce. On ne meurt pas parce qu'on ne baise pas ou plus... On meurt de faim, de soif, de froid, de maladie.
En revanche, d'autres mettent en péril leur intégrité psychique et physique plus ou moins contre leur gré, pour satisfaire ce que d'aucuns considèrent comme un droit. Ai-je le "droit" de baiser avec Brad Pitt (ou qui vous voulez, c'est pour faire image) ? Non. Pourtant, dans le monde de la prostitution, des hommes de tous âge et apparence, s'arrogent le droit de le faire avec des femmes et filles toujours plus "jeunes et jolies". Lorsqu'on paye, on choisit la marchandise.

La sexualité n'est pas un droit, et ne doit jamais le devenir ! Parce que dès lors, il ne sera plus possible de ne pas considérer le viol, l'inceste, la zoophilie, ou la nécrophilie comme une forme de sexualité et vouloir les légitimer. C'est du simple bon sens.
La sexualité, c'est et cela doit rester, un partage intime consenti entre deux personnes (ou plus peu importe) aptes à donner un consentement enthousiaste et éclairé.

La sexualité ne doit jamais devenir un droit, elle doit rester la manifestation charnelle de la réciprocité du désir, de l'attirance, de l'amour. En aucun cas elle ne doit être reléguée à un bien de consommation.

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