Sphère sociétale

#Balancetonporc v/s Liberté d'importuner : souffrez, Madame Deneuve, que je vous importune.

#Balancetonporc v/s Liberté d'importuner : souffrez, Madame Deneuve, que je vous importune.

#Balancetonporc v/s Liberté d'importuner : autopsie d'un scandale.

Le 9 janvier 2018 était publiée dans Le Monde, une tribune explosive intitulée "Des femmes libèrent une autre parole".  Si le titre ne vous évoque rien, c'est sans doute que vous la connaissez sous un autre : "Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle" qui fut choisi par le journal et je vous fiche mon billet (d'humeur, encore) que vous l'associerez à l'actrice française Catherine Deneuve, la plus connue et influente des signataires de ladite tribune.

Ce pamphlet avait fait grand bruit alors qu'il opposait aux mouvements #balancetonporc, version française de #Metoo un concept nouveau, celui de "liberté d'importuner". Entre maladresse sémantique et provocation, j'ai d'abord hésité à qualifier la diatribe en question et me suis donc résolue à la passer au crible afin d'en décrypter le (bon) sens, que j'espérais caché, et en faire une critique aussi objective que possible, nonobstant mon point de vue de femme à priori non-disposée-à-se-faire-importuner. 


Tribune : Des femmes libèrent une autre parole.


Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.
À la suite de l’affaire Weinstein a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel, où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !
Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

L'entrée en matière donne le ton, présente l'intention des auteures ou tout au moins, leur "non-intention". Oui, conviennent-elles en coeur, la prise de conscience générée par l'affaire Weinstein et la libération de la parole des victimes qui en a découlé étaient nécessaires. Qui prétendrait le contraire ? Mais il y aurait un prix à payer : subir une nouvelle dictature idéologique clouant au pilori (puisqu'on parle Moyen Age), quiconque ne parlerait pas comme il faut ou tairait ce qui fâche. Cette introduction à forte connotation anticléricale (une valeur sûre pour le féminisme) qui nous parle de stigmatisation de pensée, de mise à l'index de je ne sais quelle position anticonformiste, victime d'un puritanisme manipulateur me gêne aux entournures. 

De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d’un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l’attirance n’était pas réciproque.

Lorsqu'on emploi l'expression "de fait", (de facto pour les irréductibles latinistes, médiévalisme oblige !), encore faut-il en exposer, des faits. Qui sont ces individus sanctionnés injustement ? Où sont-ils ? Ont-ils fait entendre leur voix ? La loi punit également la dénonciation calomnieuse et si les réseaux sociaux ont contribué à leur déshonneur, ils peuvent aussi participer à leur réhabilitation. Prétendre que ces hommes, victimes de la vindicte féministe, ne peuvent ni répondre ni se défendre est donc absurde.  

Le sujet est grave, on parle ici de délation et le choix lexical n'est pas anodin. Rappelons la définition du mot : dénonciation, généralement secrète, dictée par des motifs vils et méprisables. Des motifs vils et méprisables... à savoir, selon les termes des rédactrices, des hommes ayant eu le seul tors (sic!) :

  • d'avoir touché un genou : tout attouchement sur une partie érogène du corps d'une personne non consentante est, au regard de la loi, une agression sexuelle ;
  • tenté de voler un baiser : l'envolée poétique du "baiser volé" n'occulte pas le fait qu'un baiser volé est un baiser forcé ;
  • parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel : que veulent dire ces guillemets ? Qu'en est-il de la bonne disposition de l'interlocutrice (délatrice) à entendre ces "choses" ? Et d'ailleurs, quelle sorte de choses ? (Comme chacun le sait, l'intimité d'un supérieur ou d'un collègue, c'est un sujet classique de dîner professionnel !) 
  • envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque... :  l'absence de réciprocité et donc de consentement, établit la différence entre un billet doux/coquin et un acte de harcèlement, lorsque par exemple, sont envoyées des rafales de MMS cochons (sans jeu de mots). Il faut faire attention à ce qu'on écrit Mesdames. 

Il est quand même inquiétant que les auteures minimisent la portée de comportements qui, habituellement, qualifient juridiquement les délits de harcèlement ou d'agression sexuelle. Pourtant, ce genre de prose nous ferait volontiers voir le verre à moitié plein quand depuis longtemps, la coupe a débordé. Et puis je m'interroge, quels sentiments ces mots ont-ils pu inspirer aux innombrables victimes ? Compassion ou indignation ? Parce qu'en réalité, pour cette clique d'universitaires, d'intellectuelles et d'artiste, qu'un patron ou collègue se permette ce genre de dérapage, ce n'est pas si grave, puisque importuner serait indispensable à la liberté sexuelle

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d’adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

Mais de quelle liberté sexuelle parle t-on ? J'avoue ne pas comprendre en quoi le relativisme machiste relayé vent debout par une poignée de femmes manifestement déconnectées du phénomène (je n'ai pas vu Monique et ses collègues caissières à Auchan parmi les signataires) sert la liberté sexuelle des femmes, enfin, s'il s'agit bien de ça. Sans verser dans les travers d'une pseudo conception substantielle du bien et de la morale, les femmes, enfants comme adultes, sont en droit de réclamer, outre une protection contre les agresseurs, le respect qui leur est dû. Et il ne s'agit pas de "dénicher" (sous-entendu, inventer) des comportements déplacés que certains hommes "auraient pu avoir" par le passé, mais de percer à jour des actes répréhensibles commis en toute impunité, et de les sanctionner.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow-Up, de Michelangelo Antonioni, « misogyne » et « inacceptable ». A la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert) et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large.
Déjà, des éditeurs ­demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! [NDLR : après lecture de cette tribune, on peut le comprendre !] Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « appli » de leur téléphone un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées.
Le philosophe Ruwen Ogien défendait une liberté d’offenser indispensable à la création artistique. De même, nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. 

Quel rapport entre l'art, la littérature avec leur corolaire souvent incontournable : la provocation, et la liberté d'importuner une femme ? L'empilement d'assertions démagogiques est un exercice de style politicard souvent utilisé pour imposer ce que le bon sens rejetterait. Quand on place sur le même niveau la création artistique qui s'adresse à tout le monde et personne à la fois et des comportements qui portent atteinte à l'intégrité physique et morale d'une personne, décidément, la réthorique passe mal. 

Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle.

À la bonne heure ! Soyez assurées, Mesdames, que je suis tout aussi capable que vous, et comme toute femme ayant un jour été victime d'un agresseur sexuel, de faire cette distinction ! Pour la plupart d'entre nous, une drague maladroite, c'est un bégaiement, une mauvaise formulation, des mains moites, une haleine de poney. Une main sur le genou ou une "main au cul", c'est une violation de notre intégrité physique, une absence totale d'éducation et un manque de respect achevé. Pour ma part, le dragueur en question pourrait voir ses ardeurs refroidies d'un revers cinglant, à condition bien sûr que je ne risque pas perdre mon emploi, mais cela vous a sans doute échappé, et pour cause...

Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement.

Ou alors, elle peut être excédée de devoir subir jour après jour, année après année, cette misère sexuelle, les assauts libidineux de ces frotteurs impénitents, les regards pervers, les remarques sexistes, les mains baladeuses, mais sans doute ces dames ont-elles peu l'occasion de prendre le métro ou du moins, n'en ont-elles pas l'obligation quotidienne. 

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité.

Ça on l'avait compris et on avait aussi compris pourquoi. Mais ce que l'on a surtout compris, si l'on a pris la peine d'approfondir le sujet, c'est que le mouvement #Meetoo n'est pas et n'a jamais été une chasse aux sorcières destinée à inoculer la haine des hommes, encore moins celle de la sexualité, mais une planche de salut pour les nombreuses victimes ayant pris la parole après la déflagration Weinstein, magnat du cinéma américain visé à ce jour par une centaine de plaintes, ayant entraîné dans sa chute d'autres figures artistiques, politiques ou médiatiques. Tel raccourci rhétorique, en plus de pervertir le sens du mouvement, porte atteinte à l'intégrité morale et la crédibilité de ces femmes qui ont osé rompre le silence et qui, pour une écrasante majorité d'entre elles, ne sont ni des affabulatrices, ni des femmes vénales en quête de compensations financières. Répandre cette idée, c'est faire le jeu de la culture du viol dont l'un des fondements consiste à systématiquement mettre en doute la parole des victimes et s'il est vrai que la triste réalité des dénonciations calomnieuses existe, de fait, la majorité des dénonciations ont été avérées et les têtes tombées, désormais tristement célèbres, sont là pour en témoigner. 

Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d’importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie.

Curieuse tournure de phrase. Tant qu'on y est, pourquoi ne pas prétendre que la liberté de porter plainte pour agression sexuelle ne va pas sans la liberté d'agresser... C'est là que le sens des mots révèle le non-sens du propos. Et puisque nous parlons du sens des mots... :

  • Importuner une femme : l'ennuyer en la poursuivant de ses assiduités. Ex : être importunée des hommages d'un homme ; importuner une femme de ses assiduités, de son amour, de ses caresses. 

Je suis pour ma part bien d'accord pour admettre qu'importuner n'est pas obligatoirement harceler, agresser. Mais dans le cadre des mouvements #Metoo et #Balancetonporc, il s'agit bien de cela : on parle de violences sexuelles commises par des hommes de pouvoir sur des femmes en situation de vulnérabilité, de subordination. On parle de viol, de harcèlement sexuel, de chantage, de menaces. Et que veut dire s'enfermer dans le rôle de la proie ? De qui parle-t-on ici ? Des femmes en général ou des victimes auxquelles serait reproché une certaine complaisance ? Les auteures et signataires connaissent-elles seulement le concept de sidération psychique, de mémoire traumatique ? Sarah Chiche, psychologue clinicienne et psychanalyste co-auteure de cette tribune a-telle jamais entendu parler de psycho-traumatologie ? 

Pour celles d’entre nous qui ont choisi d’avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser.

Si de nos jours informer les jeunes filles est effectivement nécessaire, c'est loin d'être suffisant et on ne peut que regretter qu'une fois encore, les femmes doivent s'adapter aux comportements de certains hommes, prendre pour acquis dès leur plus jeune âge, le fait qu'elles seront forcément importunées un jour, se "préparer à la lutte" en quelque sorte. À terme, la liberté sexuelle chérie en question n'en prendra-t-elle pas un coup ? Pour ma part, ayant choisi d'avoir des enfants, deux garçons et une fille, si j'ai pris soin d'informer ma fille, j'ai surtout estimé qu'il était plus judicieux d'élever mes garçon de sorte qu'ils acquièrent des valeurs basées sur le respect d'autrui en général et celui des femmes en particulier.

Les accidents qui peuvent toucher le corps d’une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Les "accidents" ? Il faut le lire pour le croire. On a bien affaire à des intellos, si on considère l'accident du point de vue de la philosophie aristotélico-scolastique, comme étant un fait qui n'existe pas en lui-même, mais dans un autre (Exemple : la couleur, la forme, qui ne peuvent être que la couleur, ou que la forme de quelque chose subsistant en elle-même.) Mais ce genre de considération a-t-elle sa place ici ? Peut-être dans le cadre d'une prise en charge psychologique (et encore), mais allez de but en blanc expliquer ça aux victimes. "Mais enfin Madame, c'était un accident qu'a subi votre corps, votre dignité est sauve ! Eh puis, vous n'allez quand même pas jouer les victimes perpétuelle !" Bref. Des intellectuelles, écrivaines, universitaires, psychologues et autres psychanalystes, qualifient donc un viol, une agression sexuelle, des attouchements, des actes de harcèlement d'accidents, autrement dit, au mieux  : "ce qui n'est pas essentiel ; fait accessoire"  et au pire : "un événement imprévu et soudain qui entraîne des dégâts, met en danger."  Un accident, dans le dictionnaire de la simple mortelle que je suis, c'est un événement fortuit qui a des effets plus ou moins dommageables pour les personnes ou pour les choses. Un accident est avant tout involontaire, "fortuit", inattendu. Dans le cas de violences sexuelles, c'est effectivement le cas pour les victimes qui n'ont certainement pas "voulu" ce qui leur arrive, mais quid des agresseurs ? Si, Mesdames, toute agression sexuelle subie par le corps d'une femme atteint obligatoirement (en plus de son psychisme) sa dignité et pas qu'un peu, à plus forte raison s'il s'agit d'agressions violentes. Et ce n'est certainement pas avec ce genre de "tribune", qui minimise les comportements des agresseurs que cette dignité sera restaurée dans l'esprit des victimes. La "liberté intérieure inviolable" n'est qu'une chimère, une vue de l'esprit qui fleure bon l'utopie féministe mais qui n'existe que chez celles qui, soit se sont remises d'une agression (subjectivement incertain), soit n'ont jamais été agressées. Et la grande majorité des femmes victimes de ces "accidents" se situent précisément entre les deux. Et que penser de l'idée que la liberté des femmes ne va pas sans risque ni responsabilités ? Responsabilité de qui, de quoi ?

En conclusion, parcourant cette tribune rédigée et co-signée par quelques privilégiées du monde, je me suis parfois demandée de quoi exactement parlaient ces femmes, le sens qu'elles donnaient au verbe importuner, celui qu'elles donnaient aux mots agression ou harcèlement, un sens plus proche de celui que leur donne les intéressés coupables, les masses sous influence de la culture du viol, et les autorités judiciaires incompétentes. Je me suis aussi demandée ce qu'en avaient vraiment compris les 100 femmes qui ont apposé leur signature au bas de cette tirade nauséabonde. 

L'esprit de cette tribune qui, selon les auteures, était destinée à alerter contre les dérives occasionnées par les mouvements #Metoo et #Balancetonporc, ou encore le retour d'un puritanisme inféodé aux extrémismes religieux et réactionnaires de tous poils, disparaît derrière l'enfumage d'une rhétorique relativiste et dangereuse. Tels propos ne pouvaient que provoquer un tollé, mais en fin de compte, n'était-ce pas l'effet recherché ?



Rédactrices de la tribune : Sarah Chiche (écrivaine, psychologue clinicienne et psychanalyste), Catherine Millet (critique d’art, écrivaine), Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivaine), Peggy Sastre (auteure, journaliste et traductrice), Abnousse Shalmani (écrivaine et journaliste).

Signataires : https://www.scribd.com/document/368738117/Les-signataires-de-La-tribune 

Lien tweet -Sandra Muller : https://twitter.com/LettreAudio/status/918872353727184898 

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